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Focus

PORTRAIT DENIS PAYAN, AVENTURE PARC
FRANCE

BELLE AVENTURE

Quand Denis Payan va vers le bas, c'est avec un parachute au-dessus de la tête. Quand il va vers le haut, il ne fait pas semblant non plus. Jugez plutôt.
Le parachute, donc. Denis Payan aime ça, c'est une chose entendue. Autre fait qui s'impose à lui : il est de ces temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître... Rien de bohême là-dedans : il doit servir son pays qui, en retour, le gratifiera gracieusement d'un bel habit vert kaki.
Généreuse Armée qui peut éventuellement lui offrir plus que l'uniforme : lui permettre de vivre quotidiennement sa passion, par exemple. C'est décidé : Denis Payan sera parachutiste. Mieux : officier parachutiste. Pour cette arme prestigieuse, les places sont chères : avec la Légion et la Gendarmerie, les officiers paras constituent le gratin de Saint-Cyr. Denis Payan s'en tire avec les honneurs et atteint son but.
En plus d'apprendre de belles chansons sur la guerre et les dames, il chutera librement chaque jour.
Mais comme chez les paras, on n'est pas des... pardon : mais comme les troupes parachutistes constituent un corps d'élite, on doit aussi passer des séjours charmants, qu'on appelle, dans le jargon fleuri de ce milieu, "stages commando". Ces séjours, en pension complète, se déroulent dans des "centres d'entraînement commando". C'est clair ?
Dans ces "centres d'entraînement commando", on trouve alors des "parcours d'audace".
Denis Payan : "Ce sont des parcours acrobatiques censés tester l'audace. Mes soldats et moi, on y trouvait un amusement, malgré le contexte kaki". Effectivement, c'est un argument.
En matière de révélations, il y avait Bernadette Soubirou à Lourdes, Jean-Jacques Rousseau sur le Cours de Vincennes, il y a désormais Denis Payan au "parcours d'audace" du "centre d'entraînement commando".

ROMPEZ LES RANGS !

Quand, la trentaine à peine entamée, Denis Payan décide de rompre les rangs, de quitter son Sud-Ouest bien plus béret rouge que béret basque, pour rejoindre ses Alpes natales, sa religion est faite : il proposera au grand public de découvrir les joies du "parcours d'audace".
Généreuse Armée qui peut éventuellement lui offrir plus que le parachute : une activité pour meubler sa retraite, par exemple. C'est décidé : Denis Payan ouvrira un Parcours acrobatique en hauteur à Serres-Chevalier.
"Mes parents sont commerçants, j'ai hérité de leur fibre", explique-t-il.
Après quelque 18 mois de démarches aussi variées que fastidieuses, le premier Aventure Parc ouvre ses portes en 1994. C'est un site pionnier, qui décolle en douceur, assez, en tout cas, pour permettre l'ouverture d'un deuxième site du même nom en 1997.
L'année suivante, l'émission Capital de M6 décide de consacrer un reportage à Aventure Parc Serres-Chevalier... "A l'issue du reportage, les journalistes m'avaient bien prévenu : Installez un standard téléphonique, parce que là, vous allez tourner à 500 coups de fils jour ! Ils avaient vu juste". Pas moins de 1500 communes, notamment, sollicite Denis Payan pour qu'il prenne en charge le montage de "leur" Aventure Parc. Après les faveurs de la Grande Muette, voici Denis Payan bénéficiant de celles de la Grande Bavarde...
"Au début, en 1994, ma seule ambition était de vivre d'une activité qui me plaisait dans mes montagnes, c'est tout. Mais avec cette folie, je me suis dit, c'était peut-être la chance professionnelle de ma vie".
Généreuse Armée qui lui aura finalement offert beaucoup plus que l'uniforme, le parachute, et une activité pour meubler sa retraite : une belle aventure professionnelle, sans aucun doute.
Aujourd'hui, Aventure Parc compte 16 parcs. En 2004, un nouveau parc en Vendée, et un nouveau pas de franchi : l'internationalisation avec l'ouverture d'un parc en Belgique et en Suisse.
Même Bigeard n'a pas fait mieux.

Le 03/08/2004


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